Le couvent des Cordeliers de la ville de Moirans de 1211 à 2005 :

Le couvent des Cordeliers de la ville de Moirans de 1211 à 2005 :
Le Couvent de Moirans un ensemble médiéval surprenant :

Fondé en 1211 par Berlion, seigneur de Moirans, le couvent des cordeliers de la ville de Moirans en Isère est le second couvent construit en France par l'ordre des Franciscains.



Depuis une vingtaine d'années, ce magnifique ensemble médiéval reprend forme et allure. En effet, si aujourd'hui le couvent de Moirans nous parait être remarquablement bien conservé, c'est grâce à un projet ambitieux, porté par les autorités locales, départementales, régionales et nationales. Enfin, le couvent des cordeliers a réussi à susciter l'intérêt de tous et à convaincre ainsi chacun de mettre en place un grand projet de restauration indispensable. Ce ne fut pas chose facile, car le XXéme siècle fut, dans un premier temps, la bête noire du couvent : une menace permanente pour ces murs chargés d'histoire, au point même que en 1957, dans l'indifférence générale, on entreprit la destruction brutale du mur Sud de l'église des cordeliers. C'est donc après une grande période de destruction, que fut entreprise dans les années 1987, une recherche archéologique. Cette phase importante de restauration, à permis de mettre à jour un ensemble médiéval unique et de très grand intérêt en Isère.

Ceci nous permet ainsi de revenir sur l'origine du Couvent. Au moyen âge en effet, le couvent des cordeliers de la Ville de Moirans à une importance non négligeable. On doit la naissance de ce couvent aux finances du seigneur de Moirans bien sûr, mais surtout à l'arrivée de deux moines, confiés par Saint François d'Assise lui même, à Guichard de Beaujeu envoyé du Roi de France à Constantinople. Ces deux moines devaient normalement se rendre à Villefranche sur Saône avec trois autres moines dans le but de fonder en France l'ordre des Franciscains. Seulement les choses ont un peu changé et Guichard de Beaujeu, qui avait un lien familial avec Berlion va faire une escale à Moirans. Le seigneur de Moirans insista auprès de Guichard pour retenir deux moines sur les cinq afin de les établir dans un monastère qu'il souhaitait fonder. C'est ainsi que le couvent des cordeliers de Moirans est né.

Comme la plupart des couvents en France, celui de Moirans fut saisi à la révolution et vendu comme bien national.
Le couvent fut acheté par la famille de la Motte, qui le conserva jusqu'à la moitié du siècle dernier. Cette même famille y fondera une institution de charité qui deviendra plus tard l'actuelle maison de retraite.

Après la famille de la Motte, la commune de Moirans en devient propriétaire et réalise les travaux que l'on connaît et que l'on a cité précédemment. Ayant été en contact avec certaines personnes de la municipalité comme madame Martine Ravanel ou encore Mr Gérard Simonet, je fus très agréablement surpris de l'amour qu'ils portent aujourd'hui à ce couvent des cordeliers tout comme la municipalité. Je les encourage ainsi vivement à continuer ce qu'ils ont si bien entrepris. Nous pouvons tous les remercier d'avoir eu le courrage et l'ambition de nous refaire découvrir notre patrimoine à tous.

Jérémie CULTIEN.

# Posté le vendredi 17 juin 2005 03:48

Modifié le vendredi 17 juin 2005 04:00

La château de Croville sur Douve :

La château de Croville sur Douve :
Fief de la famille Boudet, seigneur de Croville :

Le château de Croville, classé monument historique depuis 1972 est l'un des plus beaux château de Normandie. On doit le début de sa construction à Jean V de Crosville chevalier et seigneur, chambellan du grand Condé (mort en 1630). Son fils Jean VI assurera quant à lui l'achèvement du château et le dotera de belles salles d'apparat.

Le château est d'une belle proportion. On y accède par le grand portail d'honneur du XVI°sc, donnant sur la cour intérieur. Une fois le portail passé, le château, imposant, s'offre à nous. On admire ainsi la partie la plus ancienne du château : le donjon. L'ensemble nous paraît en assez bon état, la bâtisse est lumineuse, de grandes ouvertures ornent sa façade, il est plutôt plaisant, voire même intimidant.

En regardant un peu mieux, on observe le grand escalier d'honneur, en très mauvais état et sur cet escalier d'honneur, on aperçoit Michelle Lefol, agricultrice et proriétaire du château depuis une vingtaine d'années. Elle nous raconte qu'elle est inquiète, car les travaux pour l'escalier ne sont pas encore réalisés. C'est alors que l'on comprend que si ce château s'offre à nous aussi beau, c'est grâce à un immense projet de restauration et au courage d'une femme. Un projet mené depuis quelques années et qui n'est pas encore arrivé à terme.

Mais revenons-en aux seigneurs de Croville à qui nous devons ce magnifique château.
Les armes de la famille ont la lecture suivante :

D'argent, à la croix de gueules engrêlée.

La maison de Crosville, d'ancienne noblesse de Normandie portait à l'origine le nom patronymique de Boudet; elle prit celui de Crosville en 1365. La terre de Crosville située dans le diocèse de Coutances élection de Valognes, appartenait à cette famille dès le XIème siècle.
L'histoire de Normandie mentionne Raoul Boudet, Chevalier, Seigneur de Crosville. Dans un ancien manuscrit en vélin de la bibliothèque de Bayeux intitulé « Les anciennes histoires d'Outre-Mer » Il est également cité dans le catalogue des Seigneurs qui s'allièrent en 1066 avec Guillaume 1er de Normandie, pour faire la conquête de l'Angleterre.
Raoul Boudet, mourut en 1087, et fut inhumé dans le ch½ur de l'église de Crosville, ainsi que ses successeurs.

La présentation un peu simpliste de cette demeure normande, vous incitera je l'espère à visiter ce magnifique lieu chargé d'histoire, qui ne vivra que grâce au passage nombreux des visiteurs. Alors bonne visite à tous et mes amitiés à Michelle.

Jérémie CULTIEN.

# Posté le vendredi 17 juin 2005 09:56

Modifié le samedi 18 juin 2005 04:33

La famille de Brienne de 900 à nos jours :

La famille de Brienne de 900 à nos jours :
La famille de Brienne
Dynastie des Comtes de Brienne :
(de 900 à nos jours)

Gouverneur de la Champagne
Co Roi de Jérusalem
Et Empereur de Constantinople, l'histoire d'une des plus illustre famille de France.

Dés sa naissance la dynastie de Brienne se sépare en cinq branches, chacune donnant naissance à d'autres branches.
Ainsi la première branche née avec Engelbert Ier Comte de Brienne (V 900-+V 969) époux de Wandalmodis de Salins.
La seconde branche apparaît avec Milon Ier Comte de Bar sur Seine (+ 1126), la troisième branche avec Engelbert, Seigneur de Conflans, la quatrième avec Jean Ier, Comte de Brienne, Co Roi de Jérusalem (1210-1225 abdique, mort en 1237) et la cinquième et dernière branche avec Louis Ier d'Acre (1225 - ?).

La famille de Brienne donnera à la France certains des plus grands seigneurs de Champagne. Jean Ier par exemple, Comte de Brienne, deviendra Co Roi de Jérusalem grâce à son alliance avec la fille du Roi de Jérusalem, mais sera aussi Empereur de Constantinople. Naîteront de cette famille un grand nombre de Seigneurs et de gouverneurs de Champagne et de Loraine.

Au XVIème siècle, on observera même une alliance entre l'héritière du Comté de Brienne et le descendant des Ducs de Luxembourg (A cette date, le duché de Luxembourg est éteint). Cette alliance donnera naissance, grâce à Henry III au plus important titre de le Noblesse Française de l'époque, celui de Duc du Piney-Luxembourg. En effet, Henry III va ériger une Baronnie du Comté de Brienne en Duché Pairie. Le nouveau Duché englobe alors les villages d'Amance, de Brévonnes, de Champ sur Barse, de Géroudot, de Lesmont, d'Onjon, de Pel et Der, de Piney, de Puits et Nuisement, de Rouilly-Sacey, de Val d'Auzon, de

Vonchonvilliers, de Vendeuvre auxquels il faut ajouter les seigneuries du Comté de brienne.


Brienne le Château :

La ville de Brienne le Château
(Comté de Brienne) fut possédé par cinq familles. Les familles de Brienne, d'Enghien, de Luxembourg, de Loménie et de Bauffremont.

Jean de Brienne.

royaume de Jérusalem. Il repartit en Terre sainte en 1210, où il se fit couronner avec sa femme à Tyr. À la mort de cette dernière (1212), il assuma la régence de sa fille Yolande et se remaria avec la fille du roi d'Arménie, Isabelle ; par la suite il épousa Bérengère, fille d'Alphonse IV de Castille. En 1217, il organisa la cinquième croisade avec André II de Hongrie et se rendit maître de Damiette (Égypte) en 1219. Vaincu deux ans plus tard, il dut restituer la ville aux musulmans. En 1222, il arrangea les fiançailles de Yolande avec l'empereur romain germanique Frédéric II ; après leur mariage en 1225, Frédéric II prit le titre de roi de Jérusalem, qu'il céda ensuite à son fils Conrad. Jean de Brienne à la tête de l'armée du pape, attaqua alors les possessions de Frédéric II en Italie afin qu'il abandonne ses prétentions. En 1229, à la demande des barons francs de Byzance, il devint tuteur de l'empereur romain d'Orient Baudoin II, âgé de douze ans et fiancé à l'une de ses filles. Jean de Birenne fut élu empereur en 1231 et exerça la régence jusqu'à la majorité de Baudoin. À ce titre, il défendit l'Empire latin contre les attaques des Byzantins et combattit en Asie comme en Europe, repoussant en particulier les Grecs et les Bulgares.

Jérémie CULTIEN

# Posté le samedi 30 juillet 2005 03:34

LE CHATEAU DE SAINT VIDAL

LE CHATEAU DE SAINT VIDAL
Dés le XIII° siècle, nous entendons parler d'une famille de Saint-Vidal, mais la Seigneurie prendra vraiment une importance avec l'arrivé des La Tour. Saint Vidal, fait partie dés la fin du XIII° siècle des Baronnies diocésaine de la Haute Loire. En 1228, le Vicomte de Polignac abandonne la haute justice du lieu à Hugues de La Tour. Dés cette date, la puissance de la Baronnie de Saint-Vidal, ne cessera de croître jusqu'au XVI° siècle. A l'origine, Saint-Vidal n'est qu'une vaste maison forte, mais très vite, les héritages laissés aux La Tour, par les Glavenas, les Creix ou encore les Goudet entre 1300 et 1400 permettrons aux Seigneurs de Saint-Vidal, de renforcer leur château au XV° siècle. Le château prend alors la forme d'une grosse forteresse, flanquée de quatre grosses tours d'angle. Le château bénéficie également d'une remarquable cour intérieure, desservant l'ensemble des parties du château. A l'extérieur, les hauts murs de la forteresse donnent sur une large cour délimitée par les profondes et larges douves. Au XVI° siècle, le château se modernise grâce à Antoine 1er de La Tour, qui agrandira les ouvertures à la mode renaissance inspiré par l'architecte Serlio. Son fils Antoine 2, continuera de renforcer la forteresse en la préparant par exemple à recevoir des cannons. Il s'illustra pendant les guerres civiles, luttera contre les Polignac et sera successivement, chef de tête du parti catholique, de la Ligue, Grand maître de l'artillerie de France. Il mourra en 1591, après avoir laissé à Saint-Vidal, de larges fortifications. Malgré l'aspect défensif du château, certaines pièces sont agrémentées de fresques et de décors. Dés sa mort, les troupes royalistes attaquent le château sans parvenir à le prendre. Les Rochefort d'Ally, alors héritiers du domaine, entreprendrons les quelques réparations à faire. Cependant, les Rochefort ayant d'autres possessions comme le Thiolent, ou Ally, délaissent Saint-Vidal et le lègue à Pierre de Dienne de Chavagniac en 1742. Le château sera racheté en 1748 par Pierre Joseph de Rochefort d'Ally pour 90 000 livres qui le revendra en 1765 pour 130 000 livres à Louis Augustin Porral, bourgeois du Puy. Pierre Joseph ne gardant que le titre de Baron du Velay. Le château devient ensuite propriété de l'évêché et tombe petit à petit en décrépitude. Le château est alors racheté en 1930 par la famille Sahy, qui le sauvera de la ruine et l'ouvrira à la visite. Bernard et Antoinette Sahy, ne cessent de faire découvrir leur demeure avec amour et passion. Je vous invite à leur rendre visite et à les encourager à maintenir cette grande demeure encore longtemps.

Jérémie CULTIEN

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 16:52

Liste des Rois de Mercie "Mercia" :

Liste des Rois de Mercie "Mercia" :
Liste des rois de Mercie

* 585-593 : Crida
* 593-606 : Pybba
* 606-626 : Ceorl
* 626-655 : Penda
* 655-658 : Oswy ou Oswin, roi de Northumbrie, bretwalda
* 658-675 : Wulfhere, fils de Penda
* 675-704 : Saint Æthelred Ier, fils de Penda, abdique en 704, † 716
* 704-709 : Coenred, fils de Wulfhere, abdique
* 709-716 : Ceolred, fils d'Æthelred Ier
* 716-757 : Æþelbald le Fier (Ethelbald), petit-fils de Penda, bretwalda
* 757-796 : Offa, descendant d'un frère de Penda, bretwalda
* 796-796 : Ecgfrith, fils d'Offa
* 796-821 : Coenwulf, parent de Penda
* 821-823 : Ceolwulf Ier, frère de Coenwulf
* 823-825 : Beornwulf
* 825-827 : Ludecan
* 827-829 : Wiglaf
* 829-830 : Egbert, roi de Wessex
* 830-840 : Wiglaf
* 840-852 : Beorhwulf
* 852-874 : Burgred, roi expulsé par les Danois
* 874-883 : Coelwulf II, roi nominal, sous les Danois
* 883-911 : Æþelred II (Ethelred), comte, sous le roi de Wessex
* 911-918 : Æþelflæd (Ethelfleda en latin), comtesse, dit dame des Merciens
* 918-919 : Ælfwynna, comtesse, dit dame des Merciens, sous Wessex
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 16 avril 2006 13:23

Modifié le vendredi 01 juin 2007 06:18