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Le couvent des Cordeliers du Puy en Velay de 1221 à 1790

Le couvent des Cordeliers du Puy en Velay de 1221 à 1790
Aujourd'hui, peu de personnes connaissent le couvent des cordeliers du Puy en velay. Pas une rue, ni même une ruelle ne porte le nom de ce couvent de Franciscains. Pourtant quel riche passé !

Tout commence en 1221, (ou en 1223 pour certains).
Etienne de Chalencon alors évêque du Puy, indique l'emplacement du futur couvent des cordeliers. Il choisit un vaste terrain, à 500 mètres de la porte Saint-Gilles, après le pré du breuil. Cet emplacement est d'autant plus intéressant et stratégique, qu'il se situe sur une route de pèlerinage très fréquentée.

De 1225 à 1226, bien que rien ne l'affirme, Saint-Antoine de Padoue, y aurait séjourné, ainsi que Bernard de Quinteval (compagnon de Saint François). Ce dernier y aurait été enterré entre 1241 et 1246.

En 1221 l'édifice est plutôt sommaire, mais prendra une importance après la réclamation des constitutions de Narbonne en 1260, par le séraphique docteur Saint Bonaventure alors Général de l'ordre de passage au Puy en 1266.

Le couvent des cordeliers séduit, il s'embellit de colonnes en marbre de Carrare, de riches décors sculptés, etc, grâce à de nombreux dons entre autre ceux de l'évêque Armand de Polignac en 1257 confirmé par une bulle du Pape Clément IV le 3 mai 1265.

Aussi de nombreux évêques et nobles s'y font enterrer. On sait par exemple, que Jean de Comines (1308), Bernard de la Tour (1322), Elie de Lestranges (1438), Guillaume de Chalencon (1443) font partie des évêques qui reposent au clos des cordeliers depuis quelques siècles. Le Baron de Saint-Vidal, à également choisi ce lieu pour reposer en toute quiétude.

Le couvent a connu plusieurs phases dans sa construction.

1. 1223 construction
2. 1257-1265 agrandissement
3. 1551 réparations
4. 1595 remise en état
5. 1795 démolition des ¾ du bâtiment.

Le couvent est connu pour avoir abrité plusieurs confréries. Ainsi, les cordeliers, bien sûr, mais aussi les crocheteurs, les drapiers, les chirurgiens, les barbiers, les serruriers, les maréchaux, les esparciers, les ceinturiers, les pelletiers, les tanneurs, les merciers, les aiguilletiers et les peigneurs se réunissaient au couvent.

L'histoire du couvent s'assombrit à la révolution française. En 1790, le couvent est fermé et l'inventaire du mobilier est dressé le 14 mai.
Le 19 mars 1790, la famille Dugone l'acquiert, et fera abattre le cloître et l'église. Elle transformera le reste en maison bourgeoise. Ses descendants en sont encore propriétaires.

L'inventaire nous livre quelques détails sur la richesse des cordeliers. On apprend par exemple, que l'église des cordeliers abritait 12 tapisseries actuellement conservées au couvent Sainte Claire. Il en est de même pour les peintures de Guy François, qui se trouvaient dans le réfectoire, et qui représentaient des martyrs.

Seul 6 sur 12 peintures ont été retrouvées par Yves Soulingeas (directeur des archives du Puy 1977) au même couvent Sainte Claire. Un magnifique ensemble de boiserie provenant de la sacristie est également conservé dans un musée à Philadelphie. (US)

Jérémie CULTIEN

# Posté le samedi 11 juin 2005 06:27

Modifié le samedi 11 juin 2005 06:47

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